Je me souviens quand Télérama était vendu dans les fonds baptismaux

A Saint-Yrieix, comme dans beaucoup d’églises dans les années 50, 60 on trouvait en vente « libre » (on versait son paiement dans un tronc) divers journaux dont un journal sur la radio, le cinéma et ensuite la télévision. J’ai ainsi vu les étapes de la naissance de Télérama.

https://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9l%C3%A9rama

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Peu après son arrivée à Témoignage chrétien en 1947, Georges Montaron, dont la mission consiste à réanimer les éditions Témoignage chrétien alors déclinantes, a l’idée de lancer, parallèlement à Témoignage chrétien, un autre hebdomadaire. Il lui apparaît rapidement que la radio, le cinéma et la télévision, alors débutante, doivent être les vecteurs de la nouvelle culture de l’après-guerre. L’idée lui vient alors d’un magazine consacré à ces médias. Il faut, dit-il alors, un journal qui, plus qu’un simple programme des émissions radiophoniques, « aiderait ses lecteurs à mieux organiser leurs loisirs ». Témoignage chrétien bénéficie alors d’une structure culturelle impressionnante : ses chroniqueurs s’appellent François Mauriac, Antoine Goléa, Pierre Debray-Ritzen, Michel de Saint Pierre. De leur côté, le père Pichard et le père Avril, dominicains, qui produisent des émissions de radio, souhaitent disposer d’un organe de presse écrite qui puisse prolonger leur action. Ainsi paraît, le 2 février 1947, le premier numéro de Radio-Loisirs. Ses directeurs étaient les pères Avril et Pichard et son équipe permanente est formée de Jean-Guy Moreau, Maurice Lorton et Yves Coste. Les principaux collaborateurs sont : Jean-Pierre Chartier, Roger Fressoz, Jean Marcillac (pour le sport), François Pouget, Maurice Cazeneuve, Paul Gilson.

La maquette du numéro zéro contient déjà tous les ingrédients du contenu du futur Télérama : des programmes d’émissions classés par chaîne de radio et par heure, les horaires des bulletins d’informations, les longueurs d’onde des différents émetteurs, des critiques des émissions passées et des articles sur les émissions « à écouter », des critiques de films et de livres, un appel pour une participation des lecteurs (Nos lecteurs ont la parole).

Le premier numéro contient une critique du film Arsenic et vieilles dentelles signée de Roger Fressoz, futur directeur du Canard enchaîné. Dès son numéro 5, il remplace sa une par une simple photo pleine page que seuls viennent troubler une accroche et le bandeau du titre.

1947 marque une année terrible pour la presse française. On observe de très longues grèves dans l’imprimerie et une crise fatale pour les Messageries de la Presse. De très nombreux journaux disparaissent. Soumis à la grève de son imprimerie et à une restriction de papier, Radio-Loisirs s’arrête après une parution de 24 numéros (dernier numéro : le numéro 23 daté du 3 au 9 août 1947). Georges Montaron, élu gérant des Éditions Témoignage chrétien le 15 novembre 1949, décide de s’associer avec Ella Sauvageot (directrice de la Vie catholique), et les Éditions du Cerf (propriété des Dominicains), afin de prolonger Radio-Loisirs. Le 22 janvier 1950 apparut le nouveau magazine Radio-Cinéma-Télévision.

« Nous voulions réaliser un journal s’adressant au public populaire le plus large afin de l’aider à maîtriser la radio, le cinéma et la télévision, instruments privilégiés de culture pour les masses. Nous voulions aussi un journal chrétien qui ne soit ni un organe de prosélytisme, ni une publication confessionnelle exprimant les positions de l’Église, ni le journal de la cotation morale mais un journal de chrétiens partageant les combats des hommes et choisissant d’abord d’être au service des plus pauvres. Nous voulions sur tous les sujets abordés par la radio, la télévision et le cinéma apporter l’éclairage de l’Évangile. »

— Georges Montaron4

L’acte fondateur est signé en février 1950 entre Ella Sauvageot pour La Vie catholique dont le fondateur est Francisque Gay, le Révérend Père Pierre Boisselot pour les Dominicains et Georges Montaron pour Témoignage chrétien. Il hérita du titre Radio-Loisirs et de ses abonnés dont la liste est fournie par Témoignage chrétien. Et il s’installe dans les locaux des Éditions du Cerf, Boulevard de La Tour-Maubourg, avant de déménager pour la rue Saint-Dominique (VIIe arrondissement de Paris).

Cinq ans plus tard, son tirage atteint 75 000 exemplaires. Le 5 janvier 1958 il change de nom pour devenir Télévision-Radio-Cinéma.

Le 2 octobre 1960, le numéro 559 de ce qui est devenu Radio-Cinéma-Télévision (puis Télévision-Radio-Cinéma) change son nom en Télérama (contraction syllabique des trois mots télévision, radio et cinéma). »

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Maintenant, je ne tiens plus guère compte des avis de Télérama pour aller au cinéma.

« L’image « catho de gauche » est remplacée dans les années 2000 par une image « bobo écolo » dont une chanson de Vincent Delerm est représentative :

« Tes parents ce sera peut-être/

Des professeurs de lettres/

Branchés sur France Inter/

Et qui votent pour les Verts/

Chez tes parents dans ce cas-là/

Y aura Télérama »19.

Un lectorat composé d’enseignants est une autre caractéristique du journal19 avec une moyenne d’âge des lecteurs qui se situe en 2012 à 49 ans« 

Je ne colle jamais bien avec les portraits à la mode !

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