» Nous manquerons de sol avant de manquer de pétrole « 

https://www.reussir.fr/lait/la-solution-au-dereglement-climatique-est-sous-nos-pieds

Je me permets de recopier au-delà de la « courte citation » cet article (ils disparaissent facilement de la Toile si j’en juge en relisant de mes billets)

Je ne suis pas ingénieur agronome et je ne fais que du petit jardinage. Alors ce que préconise la dame me va bien. Quant au glyphosate j’en ai de caché. Je ne l’ai pas jeté. Avant de faire ce que nous demandaient les écologistes patentés, j’ai consulté les agences des principaux pays. Et comme je ne bois pas un verre de glypho au petit déj, et que je n’en utilise que très peu et rarement, et que j’ai constaté que toutes les alternatives étaient de la pipeautique et de l’arnaque commerciale quand ce n’était pas très mauvais, je l’utilise un tout tout tout petit peu. Qui n’a pas vu ces services municipaux brûler du gaz pour faire griller les herbes ? Ils ont été imités dans notre coin par des gens qui brûlent l’herbe tondue ! Quant à la bouillie bordelaise, je ne l’utilise plus. Je n’ai pas grand de terrain potager, alors je ne tiens pas à le faire mourir. Et je ne veux pas peindre les pierres de la maison et les beaux joints de chaux de Saint-Astier que j’ai refais en me cassant le dos pour la partie basse.

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« Ingénieur agronome et agricultrice dans l’Aveyron, Sarah Singla défend avec passion l’agriculture de conservation des sols. La solution au dérèglement climatique est sous nos pieds au travers des micro-organismes.

C’est mon père, en 1980, qui a fait la transition du tout labour au semis direct. Pour deux raisons principales : stopper l’érosion et diminuer les coûts de production, pas pour stocker du carbone. Quand j’ai repris la ferme en 2010, j’ai continué à faire du semis direct car je n’avais pas les moyens financiers de labourer : travailler le sol signifiait acheter un plus gros tracteur, une charrue, une herse rotative…

Nous manquerons de sol avant de manquer de pétrole. Quand on se penche sur l’histoire des civilisations agraires, aucune n’a vécu plus de 200 ans. Si vous descendez dans le sud de la France dans l’Aude ou le Gers, ce sont aujourd’hui des départements classés en état de désertification ; il n’y a plus de matière organique dans les sols. Si aujourd’hui nous ne cherchons pas à restaurer les sols, nous allons laisser derrière nous des déserts. Pour les préserver, il faut imiter la nature, c’est-à-dire couvrir le sol au maximum, et si possible, maintenir des plantes vivantes toute l’année. La porte d’entrée de l’agriculture de conservation, ce sont les couverts végétaux : ils luttent contre l’érosion, recyclent des éléments minéraux, contrôlent les adventices, structurent le sol et permettent de gagner en autonomie alimentaire.

L’agriculture de conservation, permet en général de stocker du carbone dans les sols, ou tout au moins d’éviter le déstockage qui est avant tout lié à l’intense travail du sol avec des outils mécaniques.

Et elle apporte de vraies solutions. Par exemple quand on déchaume, un sol nu après déchaumage perd 4 mm d’eau par jour soit 28 mm en une semaine. Si les résidus de récolte sont laissés en place, on ne perd que 0,6 mm d’eau par jour soit 4 mm en une semaine. Et il faut en général 25 mm d’eau pour produire 1 tonne de matière sèche. Autrement dit en déchaumant, on utilise du temps, du gasoil et on use du matériel pour perdre de l’eau. On perd aussi de l’activité biologique car les bactéries meurent dès qu’on dépasse 60 °C, et un sol nu en plein été les dépasse largement.

On s’aperçoit qu’avec l’agriculture de conservation, les sols, même s’ils ne font pas de miracle, sont plus résistants aux fortes précipitations et aux sécheresses. Les Africains, encore plus soumis au dérèglement climatique que nous, sont les premiers à passer en agriculture de conservation. Ils nous montrent que la solution est là.

Avec le recul, je constate un accroissement de la productivité tous les ans et plus du tout d’érosion, pour des coûts de production très faibles. L’exploitation est au bord d’un lac, l’eau à proximité reste propre. Or la terre qui part dans les cours d’eau, c’est de la matière organique, des éléments minéraux, des oligoéléments et aussi des matières actives.

[J’ai pu facilement m’en rendre compte, quand après une pluie, je retrouve la terrasse couverte de terre. Mais il faut bien désherber sinon les plantes ne poussent pas. Alors j’ai modifié la pente]

Peut-on imaginer demain une agriculture de conservation sans glyphosate ?

À l’heure actuelle, on ne sait pas faire sans produits chimiques, ou alors il faudrait revenir à du travail du sol. Toutes les études de l’Inrae et d’Arvalis le montrent.

L’agriculture, c’est une histoire de désherbage née il y a 12 000 ans.

Le premier « désherbant » a été le feu ; son impact sur le long terme, on le voit en Australie transformée en désert par les pratiques aborigènes.

Le deuxième « désherbant » est le travail du sol ; l’Irak et la Syrie, qui étaient il y a 2 000 ans la Mésopotamie et le croissant fertile, sont aujourd’hui des déserts.

Le troisième « désherbant » est chimique : avec le glyphosate, nous pouvons restaurer la fertilité des sols, avoir de l’eau propre, et maintenir la biodiversité des sols.

Le débat de société devrait plutôt porter sur les bénéfices-risques à long terme de ces trois désherbants.

« Il faut des animaux pour faire fonctionner le sol »

« L’agriculture de conservation au sens strict (semis direct sous couvert végétal) représente seulement 4 à 5% de la surface agricole française. En revanche, les couverts végétaux sont en train de changer la donne et vont représenter environ 60 % de la surface cultivée. Mais il existe une interaction sol/plante/animal. Si l’on veut préserver les sols, on doit remettre de l’élevage partout sur le territoire : il faut des animaux pour faire fonctionner le sol. »

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