Avant de revenir à l’Ile d’Aix, voici des nouvelles de l’île des colonies de vacances

Souvenir du temps où nous étions moniteurs de la colonie des garçons du diocèse de Limoges. La première session fut en été 1963, année du premier bac. Je n’avais pas l’âge légal. Je fus « aide-moniteur ». Souvenir du dîner dans les locaux du Grand-Séminaire de Limoges la veille du départ. Et bien d’autres…

J’ai découvert ces pages de Facebook Autrefois Ile d’Aix

Quel plaisir à les lire. Et toutes ces photos ! Je recopie ce texte

« AUTREFOIS LE TEMPS MERVEILLEUX DES COLONIES DE VACANCES

Avant la seconde guerre mondiale il y a avait à ‘Île d’Aix la « colonie des chauffeurs » qui était installée dans l’ancien hôpital maritime.

L’Evêché de Limoges a pris le relais en créant deux colonies de vacances,

une de garçons située dans l’ancien hôpital et

/ Ah, je croyais que c’était une ancienne caserne ! Il fallait être en bonne santé pour ne pas tomber dans la fosse des cabinets ! /

une colonie de filles dans les locaux de l’ancienne manutention, à côté de l’église.

De plus, une Maison Familiale avait été créée pour que les familles puissent venir voir leurs enfants

/ Ma mère en avait profité quand j’étais moniteur /

. Depuis la dernière guerre jusqu’à il y a une vingtaine d’années, grâce à ces colonies, ce sont des milliers d’enfants qui sont venus en vacances à l’Île d’Aix, découvrant la mer et les plages. L’encadrement était composé de prêtres et de laïques, dont l’abbé Fayaud, à qui tous sont ceux qui l’on connu rendent toujours un chaleureux hommage, tellement il a fait pour tous ces enfants, dont ceux de Nieul (87) qui étaient plus ou moins abandonnés par leurs familles.

Il y avait également une colonie d’enfants de militaires dans le fort Liédot et

/Je me souviens qu’il avait servi de prison… jusqu’à 2 ans avant ma première colo /

Au moment de la guerre d’Algérie, Ahmed Ben Bella dirigeant du FLN, et quatre autres de ses compagnons – Mohamed Boudiaf, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider, Mostefa Lacheraf – emprisonnés, y séjournent au Fort Liédot de mars 1959 à mai 196116, ayant été arrêtés et transférés sur l’île, surveillés par une garnison d’environ 150 gendarmes. Ahmed Ben Bella devient, après sa libération et son retour au pays, le 1er président de la république algérienne. Les habitants de l’île gardent de très mauvais souvenirs de ces années-là : toutes les côtes de l’île étaient surveillées jour et nuit par des postes de gardes disséminés le long de toute la côte et reliés par téléphone à un PC dans le fort Liédot, l’île était coupée en deux, dans le hameau de Bois-Joly, par une haute clôture ouest / est infranchissable, avec poste de garde implanté sur la route principale, occupé 24h/24./

une colonie d’enfants de salariés du ministère des Finances située dans l’ancien Aérium Armand Fallières.

Aujourd’hui, dans les locaux de l’ancienne Maison Familiale, au village, existe une structure d’accueil qui porte le même nom, qui est ouverte au public à l’année. Elle offre des formules d’hébergement et de restauration très intéressantes, d’autant plus que les locaux de l’ancien hôpital ont été entièrement reconstruits pour répondre aux normes d’hygiène et de sécurité et pour offrir un confort appréciable. C’est un havre de paix à quelques pas de la plage de l’anse de la Croix, des commerces du village et du port. Nous vous recommandons la Maison Familiale ! « 

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%8Ele-d%27Aix

https://www.hotel-ile-aix.com/vacances-ile-aix/

L’Hôtel Napoléon est toujours là.

https://www.hotel-ile-aix.com/

« 

L’île d’Aix, un petit bout de terre pour une grande histoire…
Loin du tumulte citadin, l’île d’Aix, petit croissant de terre classé sur la liste des sites remarquables, est une île exceptionnelle où l’on oublie le temps, qui y a pourtant laissé son empreinte.
Conscient des avantages stratégiques qu’elle offre, Napoléon Ier ordonne de fortifier l’île en 1806. Quelques années plus tard, s’invitant à constater l’avancement des travaux, il y fait construire, entres autres, la maison du gouverneur (l’actuel musée Napoléon).
C’est ainsi qu’en 1815, au lendemain de la bataille de Waterloo, Napoléon Ier décide de passer ses trois derniers jours en terre de France à l’île d’Aix, dans la maison du gouverneur, avant de se rendre aux autorités anglaises puis d’être exilé à Sainte-Hélène.
Un siècle plus tard, l’arrière-arrière-petit-fils de l’aide de camp de Napoléon, le baron Gourgaud, féru d’histoire impériale, et sa compagne américaine, la baronne Eva Gebhard, ont accosté sur ce petit joyau de l’océan Atlantique, ils s’en sont rapidement épris. Constatant l’état déplorable de nombres de bâtiments, ils ont décidé de créer la Société des amis de l’île d’Aix afin de contribuer à leur rénovation.
C’est dans ce contexte que l’Hôtel Napoléon vit le jour sous sa forme actuelle.
Cet hôtel de charme situé à 200 m de l’embarcadère en plein cœur du village, vous accueille avec ses 18 chambres toutes élégantes, qui vous offriront une vue imprenable sur la rade, le fort Boyard, l’île d’Aix ou le pertuis, où vous seul, parmi quelques privilégiés, aurez le bonheur de passer une nuit dans ce lieu chargé d’histoire. »

Avant les colons de la colo du Père Fayaud, il y a eu d’autres limousins. Par exemple, 23 maçons de la Creuse sont partis à pieds de Mautes

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mautes

pour aller construire les défenses demandées par Napoléon.

https://www.lesmaconsdelacreuse.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Ma%C3%A7ons_de_la_Creuse

« Ayant atteint son apogée dans la seconde moitié du XIXe siècle (l’arrivée du chemin de fer favorisant la migration saisonnière), ce phénomène migratoire déclina au début du XXe siècle pour finalement disparaître durant l’entre-deux-guerres, époque à laquelle nombre d’émigrations creusoises devinrent définitives.

Les maçons de la Creuse ont acquis sur les chantiers des idées socialistes et progressistes qu’ils ont massivement diffusées dans leur région d’origine, dès le milieu du 19e siècle. Ainsi la Creuse fut très tôt une terre de gauche largement déchristianisée et le terrain d’un communisme rural que les chercheurs étudient aujourd’hui.

Les registres officiels prouvent la grande implication des maçons de la Creuse dans différents mouvements sociaux du 19e siècle, notamment durant la révolution de 1848 et durant la Commune de Paris (1871)2, épisodes au cours desquels nombre d’entre eux furent fusillés ou emprisonnés. D’après l’historien Alain Corbin, plus de 900 maçons creusois participèrent à la Commune de Paris, et environ 400 d’entre eux furent tués durant la Semaine sanglante3.

À partir du XIXe siècle, l’histoire des maçons de la Creuse se lie à celle de la franc-maçonnerie, nombre d’élus et entrepreneurs locaux, anciens maçons de la Creuse, devenant francs-maçons. Le plus célèbre d’entre eux étant sans aucun doute Martin Nadaud. »

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