Je me souviens de Jacques Duclos, d’Alain Poher de Georges Pompidou et de  » Bonnet blanc et blanc bonnet « 

Quand j’ai entendu le deuxième personnage de l’État français, le président du sénat, Larcher, dire que le candidat qui obtiendra le plus de voix au second tour des Présidentielles 2022 serait illégitime si et si… j’ai pensé à Alain Poher. Peut-être que notre Larcher pense que si il déclarait ce candidat illégitime, il prendrait constitutionnellement sa place, comme Alain Poher est devenu président lors de la démission de De Gaulle en avril 69.

Mais Poher a dû ensuite pour tenter de garder son hébergement à l’Elysée (pourtant il est moins bien que l’hôtel de !) être candidat. C’est alors qu’il a eu un opposant, Jacques Duclos. C’était avant notre Georges Marchais. Et Jacques a traité Poher de « bonnet blanc et blanc bonnet ». Duclos n’est pas devenu président, c’est notre auvergnat de Monboudif (tiens, un agrégé de lettres, ancien de chez Rothschild !), vous vous souvenez de celui à qui on demandait des sous dans les manifs. Pompidou, des sous !

Mais Poher est devenu président de la république une deuxième fois ! Le 2 avril 1974, c’est la mort de Georges Pompidou. À nouveau, Alain Poher exerce les fonctions de Président de la République par intérim jusqu’au 19 mai de la même année, date de l’élection de Valéry Giscard d’Estaing

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Poher

 » En avril 1969, après l’échec de son référendum sur la régionalisation et la réforme du Sénat, De Gaulle démissionne. Une élection présidentielle anticipée est organisée. Malgré l’échec du projet de candidature unique avec les socialistes, le PCF et son candidat Jacques Duclos atteignent au premier tour le plus haut score jamais réalisé par un candidat communiste: 21,3% des voix. Pas assez pour atteindre le second tour.

Dès le lendemain du premier tour, refusant de choisir entre les deux candidats de droite, le PCF décide de mener une campagne inédite et jamais rééditée depuis: il appelle directement à l’abstention. […]

Pour les communistes, impossible de choisir entre Pompidou et Poher, puisqu’ils sont «les candidats de la bourgeoisie». C’est très clair dans le discours de Jacques Duclos devant les ouvriers de Renault le 22 mai 1969, avant même le premier tour: «Vous ne voterez ni pour Pompidou, ni pour Poher», lance-t-il. Perché sur son tabouret, roulant les «r», le candidat fustige les «deux P», moquant ces «frères siamois», ces «cousins germains».

Mais contrairement à ce qui est souvent dit, Jacques Duclos semble n’avoir jamais prononcé cette expression «Bonnet blanc, blanc bonnet» publiquement [1]. En revanche, il l’aurait inventée pour l’affiche.

C’est ce que pense Henri Malberg, qui a suivi Jacques Duclos dans ses meetings de 1969. Pour lui, la formule est typique du langage du candidat ‘

[…]

«C’était la France d’Audiard, de Jean Gabin, de Georges Brassens… « Bonnet blanc, blanc bonnet », ça correspond à une certaine époque. Même Georges Pompidou jouait là-dessus, façon « Je suis normalien mais j’ai du poil aux oreilles et je viens d’Auvergne ! »»

https://www.slate.fr/story/52589/photos-campagne-1969-blanc-bonnet-bonnet-blanc

Une réponse à “Je me souviens de Jacques Duclos, d’Alain Poher de Georges Pompidou et de  » Bonnet blanc et blanc bonnet « 

  1. J’aime ce passé commun ! Pour l’élection présidentielle de 1969, je me souviens être allé à un meeting de Michel Rocard, à Lille, salle Roger Salengro, place dite de la Déesse. Son échec ne l’a pas empêché d’être Premier Ministre en 1988, presque vingt ans plus tard.

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