Premières présidentielles, je me souviens de Marcel Barbu

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marcel_Barbu

« Marcel Barbu, né le 17 octobre 1907 et mort le 7 novembre 1984, est un entrepreneur et homme politique français. Il est député en 1946 puis candidat indépendant à l’élection présidentielle de 1965. »

La « Société Marcel Barbu : Boîtiers de Montres du Dauphiné » sera déclarée le et domiciliée rue Montplaisir à Valence, dans les locaux d’une ancienne vinaigrerie7. Dès le début, il est patent qu’il travaille dans une optique communautaire ; l’apprentissage technique y passe par un apprentissage humain : « la correction fraternelle est admise ». Les conflits sont discutés en assemblée générale hebdomadaire1. Il faut noter la gymnastique en commun, les promenades, les séjours dans la ferme commune, l’incorporation et la rémunération des femmes et des enfants, l’éducation des ouvriers par des cours de culture hebdomadaires1. Il abandonne ses droits de propriété à ses ouvriers1 et décide que le patron de l’usine, tout comme les responsables à tous les échelons, sont élus chaque année sur leurs capacités1. Cette communauté veut se distinguer à la fois du capitalisme et du corporatisme : elle se forme à l’occasion du travail, mais prétend être un centre de vie totale et même avoir « la responsabilité du bonheur de tous ses membres », notamment parce que l’accession à tous les échelons est possible pour tous et qu’elle est contrôlée par tous. Après le discours aux Français de Pierre Laval du et une discussion avec les compagnons de la Communauté, Marcel Barbu refuse de donner la liste des salariés de son entreprise. Par arrêté du préfet de la Drôme du , il est interpellé par la Gendarmerie le et conduit au centre d’internement à fort Barraux (Isère) puis transféré au camp de Saint-Sulpice-la-Pointe (Tarn) le . Il est libéré le . Il se replie dans le Vercors à Combovin où la communauté crée un maquis. Le , il est de nouveau arrêté par la Gestapo à Paris et déporté à Buchenwald1. Après-guerre, en 1945, lors de l’élection de l’Assemblée constituante, sa communauté soutient le candidat Paul Deval dont il est suppléant. Deval élu, mais rapidement démissionnaire, Marcel Barbu se retrouve député en et s’apparente au groupe de l’Union des républicains résistants. Il propose trois lois sur les communautés de travail, qui ne seront jamais adoptées. Son bilan à l’Assemblée est mitigé. Souvent chahuté par les autres députés, il se met à dos aussi bien les démocrates chrétiens du MRP que les communistes. Il ne se représente pas à la fin de son mandat, aux élections de juin 19468. La communauté, sous l’influence de Marcel Mermoz, fils d’agriculteur pauvre jurassien et anarchiste, puis adhérent au parti communiste en 19299, évolue du christianisme social vers le socialisme. Marcel Barbu s’en éloigne alors progressivement car il ne partage plus les buts simplement matérialistes de la communauté. « 

Une réponse à “Premières présidentielles, je me souviens de Marcel Barbu

  1. Je ne me souvenais pas de la présence de Marcel Barbu à l’élection présidentielle de 1965. Pour ma part, c’est la 1ère fois que je votais (il fallait avoir 21 ans) ; j’ai assisté au meeting de François Mitterrand à la foire commerciale de Lille. Impressionnant : il y avait comme du brouillard dans la très grande salle… il n’était pas interdit de fumer..

    Quant à Marcel Barbu, il aurait pu être, avant l’heure, le candidat des SCOP, de l’économie sociale, solidaire et environnementale.

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