A Saint-Yrieix, on a des  » livres vides « . Génial ! enfin on va pouvoir diminuer le coût de l’éducation ! et puis c’est écologique ! Ben couillon !

https://www.lepopulaire.fr/saint-yrieix-la-perche-87500/actualites/des-livres-vides-remplis-de-sens_14120004/

 » Cette présentation s’inscrit dans le droit fil de la résidence, fin 2021, de Didier Decoux, artiste et fondateur des Etablissements. Decoux (Belgique).

Depuis quelques années, les Ets. Decoux portent une attention particulière aux livres vides. Elles en possèdent d’ailleurs un certain nombre. Didier Decoux, fasciné par le sujet, a commencé à chercher ces livres un peu partout et a découvert que le CDLA en possédait un grand nombre. Il a sollicité le centre pour les consulter et les étudier. Mais qu’est-ce qu’un livre vide ou blanc ? « 

« Les visiteurs peuvent découvrir une grande variété de livres vides, avec des pages planches, des pages noirs ou de couleurs sans texte, des pages en matières particulières qui produisent des sons, des pages avec des textes en partie effacés ou avec des emplacements à remplir, etc. Un des livres, Quenouille de Childe Roland (Peter Meilleur), semble vide alors qu’un fil doré court sur la totalité des pages en papier blanc.« 

On ne sait ce qu’en pense l’Imprimerie Fabrègue le plus gros employeur de Saint-Yrieix après le Centre Hospitalier Jacques Boutard.

On ne nous dit pas en quoi est fait le papier. Il ne semble pas sortir de la papeterie de Vaux

« 

« Du fer à la paille
La papeterie de Vaux, sur la commune de Payzac, se situe sur le ruisseau des Belles Dames, affluent de la rive gauche de l’Auvézère, à l’emplacement d’anciennes forges, connues depuis le début du XVIIème siècle. Entre la chute d’eau sur les amas de rochers granitiques, la stature inviolée de la cheminée, le mouvement retrouvé des deux roues à eau ancestrales et un environnement paysager préservé, la papeterie de Vaux, monument historique classé, est un lieu « qui a une âme » et que l’on oublie pas.
Cette ancienne forge était de fait l’affinerie d’une forge à haut fourneau, à Malherbeaux, située légèrement en aval sur l’Auvézère. En 1861, sous l’impulsion de leur propriétaire Camille Bon, la forge ancestrale, qui produisait du fer, ainsi que celle de Malherbeaux, qui coulait la fonte, sont reconverties en une papeterie ouverte au modernisme.
La pâte, à base de paille de seigle, est travaillée sous deux paires de meule en granit sur le site de Malherbeaux, après un traitement au lait de chaux vive. De là, elle prend le chemin pour Vaux, où l’attend une machine à papier en continu très élaborée pour l’époque et pour le lieu : des piles, ou cuves, dites « hollandaises » broient la pâte sous des cylindres à lames de bronze ; une machine « à la forme ronde » entraîne sans interruption la pâte sous forme d’une feuille continue ; le papier s’enroule en bobines, après avoir séché au dessus de cylindres chauffants alimentés par de la vapeur produite par de vastes chaudières…L’ensemble des machines, fabriqué à Limoges et Angoulème, était mu par les deux roues à augets, fournissant l’intégralité de l’énergie nécessaire.

Papier de boucherie et … artistique
Le papier fabriqué à Vaux, connu comme « papier de boucherie », aux qualités naturelles, sans encollage ni colorants, servit longtemps dans le domaine de l’emballage alimentaire, pour la France et ses anciennes colonies. De nombreux artistes détournèrent ce type de papier de son destin domestique : ainsi le peintre post-impressionniste Chabaud ou l’architecte Le Corbusier qui y crayonnait des plans…Victime des impératifs du marché, de l’avancée technologique et de l’isolement, la papeterie fut fermée en septembre 1968 par son dernier exploitant, Léon ragot, issu d’une longue lignée de papetiers limousins.

L’usine de Vaux est la dernière en France – et en Europe- à présenter une chaîne de fabrication intacte de cette époque. Achetée par la commune en 1994, classée M.H. en 1996, elle fut réhabilitée sous la houlette de la DRAC Aquitaine, de l’architecte en chef Philippe Oudin, et de la muséographe Malika Boudelal qui en définit le concept d’une « Usine aux champs ».

Ouf, il y a plus de monde pour visiter cette papeterie et les anciennes forges que le CDLA !

Au CDLA je me souviens avoir vu des toiles non peintes posées sur les marches de l’escalier. J’ai demandé combien elles étaient vendues, je voulais me mettre à l’acrylique. Et surprise ! il s’agissait d’une installation artistique ! bé didon ! mon bureau est une multi installation artistique. Et comme disait Alexandre Vialatte, né à Magnac-Laval,

“ L’homme n’est que poussière, c’est dire l’importance du plumeau. »

Car allez passer un aspirateur dans ces installations, ça vous détruit une œuvre d’art, alors que le plumeau !

https://cdla.info/

On sait attirer le touriste dans le Pays de Saint-Yrieix. On a déjà les rivières sans poissons, alors avec les livres sans texte, on est au top du top.

P.S. Joël m’adresse un courriel où il me parle de la pièce suivante que lui a rappelé mon billet

https://www.jacquesmougenot.com/ecrits/theatre/laffaire-dussaert

Résumé :

Qui se souvient de l’Affaire Dussaert qui jeta un pavé dans la mare déjà trouble du monde de l’art contemporain en 1991, alors que les médias étaient accaparés par la Guerre du Golfe ? Sous la forme d’une conférence-théâtre entre satire et comédie, Jacques Mougenot nous en explique les arcanes et nous instruit en nous amusant car l’histoire de Philippe Dussaert (1947-1989), plasticien à l’origine du mouvement vacuiste dans les années 80, et l’affaire que suscita la vente publique de sa dernière œuvre, sont l’occasion pour l’auteur-acteur de répondre avec humour, pertinence et impertinence, à toutes les questions que se pose aujourd’hui le profane en face de l’œuvre d’art contemporain.

Jubilatoire, salubre et culturellement incorrect.

et me fait découvrir ce terme

http://perinet.blogspirit.com/archive/2016/07/18/avignon-2016-j3-3076982.html

https://fr.wikipedia.org/wiki/Adynaton

Extraits : car c’est un peu le danger avec l’art contemporain quand on n’y connaît rien on ne sait jamais si on est en face d’une œuvre… son père est fonctionnaire des douanes c’est pas très utile de savoir ça, études à Lille, on s’en fout… Il est singulier de remarquer que cette absence d’œuvre préfigurait son œuvre tout entière, l’œuvre de l’absence… Le vide de Klein n’était pas l’aboutissement de sa démarche artistique il a continué à travailler, Dussaert lui si j’ose dire : après il n’a plus rien fait…

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