Marie Cavanaggia, née à Limoges, traductrice, pendant 25 ans, la secrétaire littéraire de Louis-Ferdinand Céline

Aredius

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Quel écrivain a écrit à sa secrétaire en l’appelant Héloïse et en signant Abélard ? Céline à sa secrétaire fidèle, Marie Canavaggia

source : Henri Godard, Céline, Gallimard

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie_Canavaggia

Marie Canavaggia est la fille de Jérôme Canavaggia, un magistrat d’origine corse2, et de Louise Patry, une Limougeaude. Elle a deux sœurs plus jeunes : Jeanne (future artiste) et Renée (future astrophysicienne à l’Observatoire de Paris3). Son enfance et son adolescence se partagent entre Limoges et Castelsarrasin, où son père est en poste. En raison de nombreux déménagements, elle ne fréquente l’école que de façon irrégulière.

« Canavaggia est un lien crucial entre Céline et la France durant les années d’exil au Danemark. Femme de confiance8, elle est alors amenée à négocier avec les éditeurs à la place de l’auteur1. L’écrivain et sa secrétaire échangent près de 400 lettres dans la période 1945-19519.

Pierre Monnier décrit Marie Canavaggia comme « un personnage typé d’aristocrate provinciale un peu « dame au chapeau vert » brûlante et réservée10 ». Pour Céline, cette femme rigoureuse et précise11 est à même de comprendre intimement ses exigences littéraires et stylistiques, ce dont serait bien incapable un correcteur « maison »12. « Il n’y a pas un exégète, dit Pierre Monnier, pas un critique qui ait connu comme elle, qui ait ressenti comme elle, avec autant d’intelligence et de sensibilité, le rythme et le poids de la phrase célinienne13. » L’écrivain impose Canavaggia à tous ses éditeurs, occasionnels ou non. Il entre en fureur en 1949 lorsqu’il apprend que les épreuves du Voyage au bout de la nuit ont été confiées à un correcteur d’imprimerie : « Je suis au courant par Marie de ce sabotage de virgules et je suis révolté, outré, frémissant14… » En 1952, il prévient Gallimard : « Mais il faut me garder Marie Canavaggia. Ah j’y tiens absolument ! Elle fait partie du travail15. » En 1961, peu avant sa mort, lorsqu’il se démène pour obtenir une édition dans la Pléiade, il rappelle à Gallimard : « La correctrice il va sans dire, on ne peut plus qualifiée est Marie Canavaggia16. »

Canavaggia est « secrétaire et confidente17 », dit Roger Nimier. Elle est pour Céline son « cher double », et une âme sœur plutôt qu’une femme18. Selon Henri Godard, sans aller « jusqu’à espérer que rien d’intime puisse intervenir entre eux », Canavaggia aimerait sans doute être la seule femme dans la vie de Céline. Elle est jalouse de son épouse Lucette3. Elle reste la secrétaire et la proche collaboratrice de l’écrivain jusqu’à la mort de celui-ci, le 1er juillet 1961. À compter de cette date, elle n’a plus accès aux manuscrits. Elle ne joue aucun rôle dans la mise au point des textes posthumes — notamment dans celle de Rigodon, qui est transcrit par André Damien19, puis par François Gibault et Lucette Destouches20,21, et enfin par Henri Godard lors de son édition dans la Pléiade22,23.

La correspondance de Marie Canavaggia et de Céline est publiée par les éditions du Lérot, puis par les éditions Gallimard. Les manuscrits sont donnés par Renée Canavaggia à la Bibliothèque nationale de France.’

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